mardi 14 septembre 2010


L'étonnante Kizashi éclipse ses concurrentes

Photo: Bernard Brault, La Presse 
Jacques Duval
Projetée dans l'actualité automobile par son titre de «Découverte de l'année» de L'Auto 2011, la nouvelle Suzuki Kizashi 2011 est une voiture qui ne s'inscrit pas aisément dans l'une ou l'autre des catégories existantes du vaste marché automobile.
La Suzuki Kizashi au milieu de ses rivales... (Photo Jacques Duval, collaboration spéciale) - image 1.0

La Suzuki Kizashi au milieu de ses rivales d'un jour sur le circuit ICAR, à Mirabel.
Photo Jacques Duval, collaboration spéciale
Par ses dimensions entre-deux, sa vocation incertaine et son comportement routier inhabituel, cette berline se situe à mi-chemin entre une Honda Accord et une Acura TSX. Plusieurs sont d'avis qu'elle rejoint aisément une Audi A4 par son agrément de conduite et cela même si elle bat l'Allemande à plate couture par son prix de moins de 30 000$. Face à une Accord ou une Camry, la comparaison est boiteuse, car ces deux intermédiaires ont un gabarit plus considérable qui, par exemple, les rend très populaires dans l'industrie du taxi.
En piste
Du groupe de berlines réunies au circuit d'ICAR à des fins d'essais lors du lancement de la Kizashi, l'Acura TSX, la Subaru Legacy et la Mazda 6 étaient probablement les voitures les plus comparables à la nouvelle Suzuki. Et c'est précisément ce que nous avons fait pendant environ deux heures avant que la pluie vienne mettre un terme à ces séances d'usure de pneumatiques. N'empêche que quelques tours d'un circuit sont très précieux quand on veut évaluer le comportement routier, la direction et le freinage d'une voiture.
Un bref inventaire des caractéristiques du nouveau fer de lance de Suzuki nous permet d'apprendre qu'il se contente d'un moteur 4 cylindres de 2,4 litres et 180 chevaux qui paraît bien maigrelet au premier coup d'oeil, un sentiment qui s'estompe toutefois quand on découvre qu'il est boulonné à un châssis que je n'hésiterais pas à considérer comme l'un des meilleurs de toute l'industrie dans ce segment du marché.
La vocation sportive de la Suzuki Kizashi s'accompagne... (Photo Jacques Duval, collaboration spéciale) - image 2.0

La vocation sportive de la Suzuki Kizashi s'accompagne d'une carrosserie où un aileron arrière discret, une baguette de chrome sur le bas de caisse et un échappement trapézoïdal accentuent ses ambitions.
Photo Jacques Duval, collaboration spéciale
Vocation sportive
D'abord proposée uniquement en version automatique (CVT) avec un rouage intégral, la Kizashi paraissait un peu chère à 29 995$. L'arrivée du modèle à boîte manuelle à 6 rapports et traction avant a non seulement permis de diminuer la facture de quelques milliers de dollars, mais de mieux exploiter les performances du moteur. Suzuki en a également profité pour donner un caractère plus sportif à la voiture en abaissant la suspension d'un centimètre, en la chaussant de pneus de 18 pouces et de jantes distinctives, tout en enjolivant la carrosserie d'un aileron très discret, d'une baguette de chrome sur le bas de caisse et d'un petit volant en cuir.
Il suffit de s'asseoir dans la Kizashi pour se rendre que l'on a affaire à une voiture qui n'a rien à voir avec ce que Suzuki nous a proposé dans le passé. De toute évidence, elle a été élaborée en fonction du marché européen.

La présentation intérieure de la Suzuki Kizashi se... (Photo Jacques Duval, collaboration spéciale) - image 3.0

La présentation intérieure de la Suzuki Kizashi se distingue par le superbe confort de ses sièges et des matériaux de haute qualité.
Photo Jacques Duval, collaboration spéciale
Le jeu des comparaisons
Accueillante comme pas une avec des sièges avant qui vous donnent tout de suite le goût de l'adopter, la Kizashi bénéficie d'une qualité d'assemblage sans faille et de matériaux d'une qualité au-dessus de la moyenne.
Une fois en piste, la solidité du châssis ne se dément pas tout comme l'endurance du freinage et une quasi-absence de roulis dans les virages négociés sur les chapeaux de roues. Tant la Mazda 6 que la Subaru Legacy se couchaient beaucoup plus dans les mêmes conditions. Dans ces deux modèles, le phénomène était accentué par des sièges trop glissants dans la Mazda et trop mous dans la Subaru. Bien sûr, quand il a commencé à pleuvoir, la Legacy a démontré sa supériorité en virage, mais pas au point de larguer ses concurrentes.
Pourtant la plus sportive du groupe, l'Acura TSX est celle qui tirait la langue et qui semblait souffrir de ces tours de piste «à fond la caisse». Son tableau de bord est engageant et ses sièges comparables à ceux de la Suzuki, mais sa puissance supérieure aux autres n'étaient pas évidente sur piste.

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Par ses dimensions, la Suzuki Kizashi s'inscrit dans... (Photo Jacques Duval, collaboration spéciale) - image 4.0

Par ses dimensions, la Suzuki Kizashi s'inscrit dans la catégorie des grandes compactes.
Photo Jacques Duval, collaboration spéciale
La Kisashi, en revanche, semble prendre du poil de la bête quand on la pousse dans ses derniers retranchements. Même le moteur paraît plus vigoureux et moins démuni. Quant à la boîte manuelle à 6 rapports, son levier de vitesse est d'un maniement fort agréable.
Au jeu des comparaisons, la nouvelle Suzuki se défend fort bien et mérite sûrement de faire partie de la liste des voitures à considérer pour tous ceux qui recherchent une grande compacte à vocation sportive dont l'agrément de conduite est indéniable. Et si vous cherchez davantage une automatique à traction intégrale, la Kisashi peut adopter aussi ce déguisement. Bref, ce n'est pas pour rien qu'elle a décroché le titre de «Découverte de l'année» de L'Auto 2011


lundi 13 septembre 2010

L'essaie de la Suzuki Kizashi Sport de Burn-out.ca

suzuki Kizashi Sport 2011: Une berline à découvrir



Suzuki nous a présenté sa berline intermédiaire Kizashi au printemps dernier. Une seule version, la SX, équipée jusqu’au bouchon. Les critiques n’ont pas été mauvaises du tout. On apprécie la maniabilité de l’auto et sa traction intégrale. On est moins sûr vis-à-vis la transmission CVT, la seule disponible, et le fait que le constructeur limite la nouvelle venue à un 4-cylindres 2,4 litres de 180 CV.
Les mois passent et voilà que la Kizachi SX se sentira moins seule dans les salles de montre puisqu’elle sera rejointe, à compter du 1er octobre, par la Kizachi Sport.
La suspension de la version Sport est la seule composante mécanique de l’auto qui diffère vraiment de la SX : les ingénieurs l’ont abaissé de 10 mm. Ça n’a l’air de rien, comme ça, 10 mm, mais ça change, entre autres, l’écoulement de l’air et le centre de gravité.
Je dis que seule la suspension a changé mais, en fait, ce n’est pas vrai : de un, la seule transmission disponible pour la Sport est une boîte manuelle à six rapports (on laisse donc de côté la CVT) et, de deux, les gens de Suzuki ont cru bon de retirer à la Sport la traction intégrale iAWD.
Questionné à ce sujet, Bill Porter, vice-président de Suzuki Canada, dit que la décision fut prise pour les raisons suivantes : sans le dispositif de traction intégrale, la Sport est moins lourde, moins pareille à l’autre Kizashi et, surtout, moins chère.
Une question de prixUne question de prix
Réglons la question des dollars tout de suite : au moment d’écrire ces lignes, M. Porter ne pouvait pas encore officialiser le prix de vente de la Sport. « Mais je peux vous promettre qu’elle se vendra moins cher que la SX », a-t-il dit. Or, comme la SX se vend 29 995$, vos suppositions valent les miennes.
Je peux cependant ajouter que le fait de priver la Sport de la traction intégrale a fait jaser mes collègues chroniqueurs durant la présentation de la traction aux médias. Alors que quelques-uns acceptent l’argument du poids, d’autres argumentent que Suzuki aurait dû conserver les quatre roues motrices.
En bout de ligne, ce sera la réaction des consommateurs qui tranchera.
Transmission manuelleTransmission manuelle
En attendant, je vous confirme que la Kizashi Sport roule très bien ! Suzuki insiste sur le fait qu’on lui a insufflé une conduite européenne. Par exemple, la suspension est effectivement plus musclée mais sans jamais être rude. Le 4-cylindres, pour sa part, suffit à la tâche. Sur des chemins sinueux des Laurentides, la berline se coulait d’une courbe à l’autre, comme une anguille.
Pour me satisfaire totalement, je prendrais un sélecteur des vitesses moins relaxe entre les rapports. Je ne détesterais pas davantage de mordant et des courses plus courtes. Et je raccourcirais aussi le voyagement de la pédale d’embrayage. Enfin, dans les virages négociés sans traîner, l’inclinaison prononcée du pilier A nuit un peu à la visibilité. Sinon, sérieusement, rien à redire.
L’essai routier s’est poursuivi sur la piste du Circuit ICAR, à Mirabel. La traction intégrale iAWD m’a-t-elle alors manqué ? Sur le sec, non. Mais quand il s’est mis à pleuvoir des cordes, je lui aurais souhaité la bienvenue. Il n’était alors plus question d’aller trop vite, il s’agissait d’éviter l’aquaplanage.
Il faut aussi reconnaître que Suzuki n’a pas eu peur. Durant l’épreuve sur le circuit fermé, elle n’a pas hésité à amener sur place des rivales directes de la Kizashi Sport, c’est-à-dire une Mazda6, une Honda Accord, une Nissa Altima, une Toyota Camry et une Subaru Legacy.
La Kizashi est sortie grandie de l’épreuve. En comparaison de toutes les autres, elle s’est affichée comme la plus homogène, la plus saine. En un mot, la plus équilibrée. Son volant communique la réalité sans délai, puis retransmet notre volonté avec le même entrain. Le châssis travaillait d’un bloc et les écarts de conduite étaient facilement corrigibles.
Cet équilibre que dégage la Kizashi Sport revêt une telle importance que c’est vraiment pour le protéger que, selon Bill Porter, Suzuki persiste à rejeter l’idée de glisser un V6 sous le capot. « Selon nous, un trop gros moteur nuirait à l’harmonie qu’on ressent présentement derrière le volant de la Kizashi Sport », a dit Bill.
Difficile de le contredire sur ce point tant l’auto est plaisante à conduire.
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Les plan de suzuki pour les prochaines années

Voici ce que nous savons sur les plans de Suzuki de produits à venir:
Swift: Bien que la toute nouvelle Swift-2011 devait initialement être lancé aux Etats-Unis plus tard cette année, le nouveaux Sukuki avec Volkswagen, combinée avec des taux de change imprévisibles, ont retardé le hayon d'un an. Le Swift ne seront vendus au Japon et en Europe jusqu'à ce que les fonctionnaires Suzuki sommes confiants que le constructeur peut réaliser un profit en offrant le véhicule au États-Unis.
Kizashi: Bien que Suzuki avait prévu d'offrir un moteur V-6 dans sa berline intermédiaire Kizashi, les plans ont changé. General Motors vente de sa participation de 20 pour cent-dans le constructeur japonais à VW a entraîné la perte des droits à la V-6. Non seulement perdre la Suzuki V-6 quand il se sépare de GM, mais il a également perdu l'accès à un groupe motopropulseur hybride de GM qui était potentiellement destinés à la berline.
Pour 2011, tout juste un an dans son exécution du modèle,  Un paquet de sport, comprenant des améliorations corps, Suspension sport, jantes de 18 pouces, et un intérieur modernisé, sera disponible pour 2011.
Grand Vitara: Suzuki continuera d'offrir à ses petits SUV pour le modèle 2011, mais sa récente scission avec GM va l'obliger à mettre fin au V-6.
SX4: La SX4, commercialisé en tant que combattant de Cooper Mini, sera probablement remaniée pour le modèle de l'année 2012. Dans l'intervalle, Suzuki a donné les trois variantes du modèle une mise à jour légère du modèle 2011.
Suzuki et VW attendent avec des moyens d'intégrer les technologies de véhicules sur toutes les plateformes, mais on nous dit de ne pas attendre les premiers véhicules de co-développé  disponibles avant au moins cinq ans. Que voulez-vous voir des deux constructeurs automobiles? 
Donnez-nous votre opinion dans les commentaires ci-dessous.

jeudi 2 septembre 2010

Suzuki Kizashi Sport

Voici la Suzuki Kizashi Sport, une nouvelle déclinaison de la berline intermédiaire qui sera offerte chez nos voisins du sud à compter du mois d’août prochain. Elle viendra ainsi se joindre aux multiples versions offertes aux États-Unis. 


Cette nouvelle approche à caractère sportif sera disponible sur la base des versions déjà existantes, à traction avant ou à traction intégrale.


Pour se différencier, la Kizashi Sport se voit offrir quelques appendices esthétiques qui lui octroient plus de caractère, voire un peu plus d’agressivité. Ainsi, elle reçoit entre autres une calandre légèrement redessinée qui se veut plus voyante.


Afin d’être fidèle à sa nouvelle vocation, elle reçoit des roues de 18 pouces tandis que sa garde au sol a été abaissée de 10 mm.


A l’intérieur, on retrouve une atmosphère à caractère plutôt sportif avec ses sièges et son volant sport. La planche de bord reçoit des appliques en aluminium qui lui octroient un style plus agréable.


Sous le capot, on fait toujours confiance au moteur quatre cylindres de 2,4 litres de 185 chevaux. Il peut être accouplé à une boîte manuelle à six vitesses ou à une transmission CVT.
Bientôt offerte au canada durant l'année 2011



Suzuki Kizashi Sport : Dévoilée à New York
Suzuki Kizashi Sport : Dévoilée à New York

mardi 31 août 2010

Bilan financier : Suzuki


Bilan financier : Suzuki

Même si Suzuki a fait face à des conditions de marché difficiles sur le long terme, le groupe a terminé le premier trimestre de l’exercice comptable 2010 avec des bénéfices consolidés en hausse. Les ventes nettes consolidées ont atteint 656,6 milliards ¥ (5,6 milliards d’euros), ce qui représente une augmentation de 79,2 milliards ¥ (676,6 millions d’euros), ou de 13% d’une année sur l’autre. Ceci est dû à l’augmentation des ventes de voitures au Japon et à une hausse des ventes de motos et de voitures en Asie, malgré la chute enregistrée en Amérique du Nord et en Europe dans ces secteurs. Tous les chiffres complémentaires à la suite de cette introduction.
En ce qui concerne les bénéfices consolidés, la baisse des bénéfices influencée par la bourse, et l’augmentation des dépenses en matière de développement et de recherche, ainsi que les dépenses d’amortissement, ont été couvertes par l’augmentation des ventes et la réduction des coûts et d’autres dépenses.
Par conséquent, le groupe a réalisé un bénéfice d’exploitation s’élevant à 31,9 millions ¥ (272,6 millions d’euros*), ce qui représente une hausse de 25 milliards ¥ (213,6 millions d’euros*) d’une année sur l’autre.
Le groupe a également atteint un revenu ordinaire de 30,6 milliards ¥ (261,5 millions d’euros*), enregistrant ainsi un gain de 18 milliards ¥ (153,8 millions d’euros*), et un bénéfice net de 15,2 milliards ¥ (129,9 millions d’euros*), ce qui représente une augmentation de 13,1 milliards ¥ (111,9 millions d’euros*) d’une année sur l’autre. Concernant les résultats d’exploitation du secteur automobile, le volume global des ventes du groupe a augmenté de 0,61 millions d’unités (+12,8 % d’une année sur l’autre) et le chiffre des ventes a atteint 575,9 milliards ¥ (4,9 milliards d’euros*), ce qui représente une hausse de 86,7 milliards ¥ (740,8 millions d’euros*), ou de 17,7 % d’une année sur l’autre.
Le bénéfice d’exploitation a également atteint 32 milliards ¥ (273,4 millions d’euros*), ce qui représente une hausse de 25 milliards ¥ (213,6 millions d’euros*) d’une année sur l’autre, grâce à l’augmentation des ventes au Japon et à la réduction des pertes sur le marché US.

Suzuki Swift : les Etats-Unis attendront jusqu'en 2011






La nouvelle Suzuki Swift sera présentée au public à l'occasion du Mondial de Paris dans quelques semaines. En revanche les États-Unis devront attendre jusqu'à l'année prochaine au moins pour pouvoir en profiter.

Dévoilée il y a plus d'un mois, la nouvelle Suzuki Swift fera ses débuts en public au Mondial de Paris. Pourtant l'avenir de la petite citadine outre-Atlantique n'est pas aussi certain. Le constructeur tire les leçons de la commercialisation de la Kizashi qui n'a pas eu le succès escompté et doit gérer des ventes en nette baisse aux États-Unis.

En conséquence, Suzuki et le groupe Volkswagen, propriétaire de 20% des parts de l'entreprise, élaborent un nouveau plan d'attaque. Ce plan consiste à reporter l'arrivée de la nouvelle Suzuki Swift jusqu'à l'année prochaine au moins. Un délai également lié à la hausse du Yen depuis quelques jours qui a desservi la division américaine du constructeur.

Après avoir déjà largement diminué le budget publicitaire outre-Atlantique, Suzuki ne souhaite pas recourir à une augmentation de ses tarifs pour contrer les effets de la hausse du taux de change. Le constructeur joue donc la prudence et cherche avec Volkswagen une stratégie efficace en terme de coûts pour pouvoir lancer la nouvelle Swift dès que possible.



lundi 30 août 2010

Kizashi Publicité

Suzuki Kizashi Smashes Record at Bonneville - Raw Footage

Suzuki Kizashi: Surprise!

Suzuki Kizashi: Surprise!



Nadine Filion, Métro
14 juin 2010 12:00


Si on y pense un peu, on réalise que Suzuki Canada ne nous a jamais donné de voiture intermédiaire. Eh bien, la donne vient de changer. Roulements de tambours : voici la Kizashi. Est-ce parce que Suzuki nous a habitués à des utilitaires et à des compactes qu’on n’attendait rien de la Kizashi? Surprise : elle impressionne. Visuellement d’abord, avec ce coffre qui se relève en aileron naturel, souligné par deux échappements triangulaires chromés. Par contre, on est moins sûr de cette calandre malencontreusement traversée par le parechoc; la grille plonge démesurément, et ça fait pas mal trop… Suzuki.

Sous le capot, pas de V6 grondant, plutôt un quatre cylindres (2,4 litres) de 180 chevaux. C’est respectable, mais ce n’est pas là que le courant passe. La transmission CVT, avec ses six rapports virtuels au volant, livre des reprises plus bruyantes que franchement dynamiques, quoique très linéaires et dans l’instantanéité. Reste que lorsqu’on pousse, ça a beau résonner, le paysage ne défile pas plus vite pour autant.

Si le courant passe – et de belle façon! –, c’est plutôt au niveau de la direction et de la suspension. À un point tel que nous avons décidé de mettre la Kizashi en piste et de voir de quoi il en retournait vraiment. Pas question de faire les fous sur la route…

C’est au circuit mirabellois ICAR que nous avons mené notre p’tite virée (merci pour le bel accueil!) et dès les premiers tours, on a bien senti l’assurance de la traction intégrale (de série), de même que la grande rigidité de caisse. La direction, d’une substantielle résistance à la limite du lourd, transmet directement – et fort plaisamment – les sensations, en plus de permettre à la voiture de se placer avec aplomb.

La suspension, quant à elle, absorbe les vibreurs de piste  sans nous démolir la colonne vertébrale. Très bien connectés au bitume, les éléments suspenseurs travaillent diligemment et bronchent à peine. La plupart des berlines intermédiaires se dandinent pas mal plus que ça…

Ajoutez à cela un excellent freinage transmis par une pédale franche et réactive, et vous avez entre les mains une berline qui se montre à la fois solide, prévisible et ô combien intéressante à conduire. On n’a qu’un seul – non, deux regrets : la puissance limitée (à quand le turbo?) et l’absence de boîte manuelle.

Cette dernière rendrait l’expérience encore plus palpitante, en plus de retrancher deux secondes au 0-100 km/h. Elle est dispo aux États-Unis, peut-être nous arrivera-t-elle un jour… Car il faut préciser que si nos voisins ont droit à plusieurs variantes de la Kizashi, le Canada n’en fait débarquer qu’une seule : bien équipée, à partir de 29 995 $.

Ça comprend la traction intégrale, le cuir, le toit ouvrant, les sièges chauffants, le démarrage sans clé (yé!) et les phares antibrouillard. La totale, quoi. C’est assurément une bonne affaire, par rapport à la concurrence, mais il faudra voir si les consommateurs auront le réflexe de magasiner leur berline intermédiaire chez le constructeur qui leur sert des 4x4 depuis des années…

Fiche technique
Suzuki Kizashi
  •     Berline intermédiaire
  •     Moteur : quatre cylindres de 2,4 litres
  •     Performances : 180 chevaux, 170 lb-pi
  •     Boîte : CVT
  •     Traction : intégrale
  •     Roues : 18 pouces
  •     Coffre : 378 litres
  •     Une seule version : 29 995 $

mardi 24 août 2010

Comparatif Suzuki Kizashi/Hyundai Sonata/Honda Accord

Trois berlines comparées







                                                                                                                                                     

Guy Desjardins Publié: 02 08 2010 (autonet.ca)

La nouvelle Suzuki Kizashi fait tourner toutes les têtes sur son passage. Il faut avouer qu'elle amène un vent de fraicheur et un style très réussi dans un monde où les berlines se ressemblent toutes. Dès son lancement, Suzuki la comparait déjà à des icônes du marché, comme la Hyundai Sonata et la Honda Accord. Et le constructeur nippon ne le cache pas, il veut rivaliser avec ces grosses pointures et leur arracher des parts de marché. Alors pourquoi pas un match entre ces trois berlines?

À première vue, la silhouette de la Kizashi semblent plutôt la placer dans la catégorie des compactes avec les Subaru Impreza, Volkswagen Jetta et Honda Civic. Toutefois, après avoir scruté les spécifications, la Kizashi fait effectivement partie de la catégorie des intermédiaires, au même titre que la Honda Accord et la Hyundai Sonata. De plus, son prix de vente la place nez à nez avec les versions EX-L de l'Accord et Limited de la Sonata.

Des trois voitures, seule la Kizashi s'est méritée des éloges sur son passage. Ses lignes galbeuses, ses énormes pneus de 18 pouces, ses voies larges, ses ailes proéminentes et sa jupe avant basse lui donnent une allure très racée. À l'arrière, elle reprend des airs d'Infiniti G37 alors qu'à l'avant c'est une bouille d'Audi qui semble vouloir se pointer. Bref, elle est nouvelle, dynamique et sa carrosserie donne l'impression d'avoir été « tunée ». De son côté, la nouvelle Sonata semble déjà avoir perdu son attrait de nouveauté. Reste qu'elle présente une ligne fluide, européenne avec des traits qui lui donnent des allures de Mercedes CLS, surtout en version Limited. Quant à la Honda Accord, la version berline n'a rien de bien spectaculaire. C'est une voiture discrète qui ne mise nullement sur son apparence mais plutôt sur sa réputation de fiabilité. Si seulement la berline s'inspirait de la silhouette de la Accord Coupé! Notons également que la Kizashi est offerte en une seule version (toute équipée) alors que la Sonata et la Accord proposent des versions de base dénudés d'équipement pour environ 8 000$ de moins que la Kizashi.

Côté mécanique?
Les trois modèles disposent de motorisations à 4 cylindres qui s'avèrent très performantes. La Sonata est celle qui affiche le plus grand nombre de chevaux mais le résultat n'est pas très différent de la Kizashi qui n'en offre que 180. Seule la Accord propose une version à 6 cylindres, plus dispendieuse évidemment. Du côté de la Kizashi, on offre une transmission « automatique » à 6 rapports. Les changements de vitesses sont très discrets et se font rapidement sans le moindre accro. La Kizashi dispose également des palettes au volant permettant de passer soi-même les rapports. Contrairement à plusieurs voitures bon marché bénéficiant de cette option, le passage des rapports se fait instantanément, se rapprochant même de l'efficacité de la boîte DSG du groupe Volkswagen. Sur ce point, Suzuki est nettement en avance sur Honda et Hyundai. Autant sur la Sonata que sur l'Accord, la boîte de vitesses effectue un boulot sans faille.

Il faut évidemment comparer des pommes avec des pommes mais si l'on considère que ce sont trois voitures berlines se détaillant au même prix, on doit en conclure que la Suzuki Kizashi se démarque du lot par son rouage intégral. Encore plus intéressant s'avère la possibilité de basculer entre les modes 2 ou 4 roues motrices à la volée lorsque les conditions le demandent. Un rouage intégral fiable et efficace mais qui fait augmenter la consommation d'essence légèrement par rapport aux deux autres modèles. Néanmoins, net avantage pour la Kizashi, et encore plus évident sur nos routes enneigés!

Qualité et finition
Du côté de l'assemblage et de la finition, rien à reprocher aux trois voitures. On remarque cependant un léger avantage du côté de la Kizashi. Le choix des matériaux et l'agencement qui en résulte est nettement plus harmonieux et beaucoup plus moderne que sur l'Accord. La Sonata présente une belle qualité de finition mais le choix de certains matériaux ne fait pas l'unanimité. Contrairement aux deux autres modèles, la Kizashi à l'essai n'offrait pas de grand écran d'affichage pour le système de navigation. Par contre, elle offre la meilleure insonorisation, suivie de près par la Hyundai Sonata et finalement la Honda Accord.

De notre semaine d'essai au volant des trois voitures, voici le verdict pour chacun des modèles:

Honda Accord : une voiture honnête
Au volant de la Accord, on trouve une bonne position de conduite. Les sièges offrent un peu moins de support que sur les deux autres modèles. L'habitacle dégage une sensation moins enveloppante que celui de la Kizashi et de la Sonata. Sur la console, on remarque une grande utilisation de matériaux plastifiés, ce qui n'est pas le cas pour les deux autres modèles. La tenue de route est solide et les suspensions font de l'excellent travail. Sur mauvais revêtement, aucun bruit suspect n'est émis. La direction est précise et directe tout en étant bien assistée. On a le sentiment d'être au volant d'une voiture solide et sécuritaire. L'agrément de conduite n'est toutefois pas sa force.

Hyundai Sonata : Une âme allemande
Bien assis derrière le volant de la Sonata, on éprouve une sensation de conduite se rapprochant des voitures allemandes. La direction est un peu trop lourde mais tout de même précise. La pédale d'accélération est très ferme et les suspensions sont rigides. Les pneus d'origine Kumho ne sont pas à la hauteur du véhicule et ne permettent pas à la voiture de « coller » à la route. Les temps d'accélérations ne sont pas impressionnants et la motorisation est un peu bruyante. La voiture bénéficie toutefois d'une bonne insonorisation. Le roulis est limité mais l'arrière de la voiture a tendance à se dérober. La Sonata offre un habitacle volumineux et un coffre extrêmement logeable.

Suzuki Kizashi : Un bolide racé
Aussitôt assis, on remarque un habitacle compact mais épuré. Les suspensions s'avèrent confortables mais sur mauvais revêtements, les cognements résonnent dans l'habitacle, comme si les éléments de la suspension ne semblaient pas bien fixés au châssis. La rigidité de la caisse et la présence de pneus de 18 pouces livrent une tenue de route solide qui permettent de prendre les courbes sans trop de roulis. L'insonorisation est excellente et la direction suffisamment assistée pour être agréable autant en ville que sur l'autoroute. La position de conduite est satisfaisante mais il manque de support sous les cuisses. La voiture est agréable à conduire et possède définitivement l'âme d'une sportive.

Vous aurez surement deviné que la grande gagnante de ce match est la Kizashi de Suzuki. Mais comment a-t-elle pu détrôner la Honda Accord et ravir la première place à la nouvelle et rafraichissante Sonata? Tout simplement en offrant un produit bien conçu et répondant aux besoins de la clientèle. Son look du tonnerre et sa qualité de fabrication la place au sommet sans le moindre doute. Enfin une voiture Suzuki qui en met plein la vue. Aura-t-on droit à une version plus épurée et moins dispendieuse? J'en doute fort. Cependant, l'ajout d'un turbo serait très intéressant et permettrait de gagner quelques chevaux de plus, question de rendre la voiture un peu plus nerveuse et dynamique.